In her lead article, Ulrike Rheinard wonders whether democracy is a guarantee for climate protection policies. From a Moroccan perspective and with the above story in mind  I can say:

–       The example of the Moulouya disaster shows that when a political system is centralized, and when economic and industrial players are tightly bonded with media and policy-makers (or are themselves policy-makers) rather than media and policy-makers being closely connected with citizens and NGOs, there are big risks for the environment. Media which should act as a catalyzer for citizen awareness becomes a cosmetic tool for industry or  policy-makers or both.

–       My personal answer to Ulrike Reinhard’s question would be a nuanced ‘yes’. Environmentally harmful policies are more flagrant and less subject to accountability in dictatorships. For example in the 20th century, under Stalin the USSR built several closed cities for nuclear projects where only workers for nuclear programs lived.  As a pay off for accepting the health risks, the citizens were provided with much better living conditions than the other soviets – good schools, more comfortable houses and so on.  These closed cities are still radioactive and classified as state secrets. The Bhopal catastrophe in India and French nuclear tests in Algeria are other examples of dictatorships exposing citizens to hazardous environmental conditions. In all these examples we see that environmental threats can hardly be averted by pressure from the people when a lack of accountability makes it impossible for them to question policy-makers.

–       In western liberal democracies, though, the media still sometimes play an harmful role by spreading preconceived ideas or by giving “climate skeptics” or “renewable energies skeptics” more coverage than what their point of view really represents in the scientific community. At the 2010 Deutsche Welle Global Media Forum on “The Heat is on – Climate Change and the Media” I had the opportunity to attend the workshop on “Coverage vs. Advocacy” where this issue of balancing media coverage was discussed.  I will come back to this in a later post. The key point, though, is the citizen’s right to neutral information. If this right were given and used, the risk of manipulation as in the debates on nuclear energy or prejudices about some forms of renewable energy like photovoltaic power  (solar energy) would be reduced.

To go back to my initial question of whether a democratic Morocco would be more sustainable, my viewpoint is that even if an advanced democracy were established in Morocco, and even if the level of accountability among policy-makers were increased

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vidéo réalisée par Mohammed Benata

بعد أن ظهرت بشكل بارز خلال صيف 2005 تعود القنادل اللاسعة لاجتياح الضفة المتوسطية و بالخصوص خليج ألبوران

كثير من يفسر الأعداد الهائلة للقنادل بانقراض أهم مفترسيها مثل الفقمة و السلحفات (أنظر تفسير الأندلسي رئيس جمعية أزير في الفيديو) أو بارتفاع درجة حرارة الماء، رغم أنه توجد في الكتب التاريخية للملاحة بالمتوسطي عدة قصص عن اجتياح القنادل

« nous naviguions dans une soupe de méduses »

Est-il encore temps? Faut-il baisser les bras? Faut-il fermer les yeux et faire la sourde oreille?

Je pense que se sont des questions toutes faites pour stopper la lutte pour la protection de la nature et de l’Environnement sur le plan général aussi bien local régional, national qu’international.

Si tout le monde se dit que s’est trop tard, s’est déjà dégradé on n’y peut rien, c’est ce que veut le lobbies immobilier et foncier, on se disant on a les moyens d’exécution pour réaliser nos projets rapidement, il n’y a qu’à les mettre devant le fait accompli. Cette société civile soucieuse de la protection de l’environnement n’aura pas le temps de s’organiser pour stopper notre projet.

C’est la même chose qui s’est passée chez nous en Oriental au niveau du projet de Fadesa qui a détruit les dunes maritimes de Saïdia et risque de porter atteintes au SIBE de la Moulouya. Mais à notre niveau nous avons décider de continuer la lutte, peut être ça ne va pas restituer notre plage initiale mais nous contribuons dans la lutte générale pour sensibiliser le large public et assurer son information pour que l’investisseur et son commanditaire ne passent pas pour des gens respectueux de l’Environnement ou respectant la déontologie et les Chartes de l’Environnement. Il faut être convaincu que cette lutte même à postériorité de l’exécution des projets non respectueux de l’Environnement a ses conséquences on peut assister si la sensibilisation est réussite à un boycotte du projet par la population et par les tours opérateurs.

En conséquence, en mon nom personnel et celui de tous les militants pour la préservation de notre patrimoine naturel je lance un appel pour encourager et  appuyer cette lutte pour la préservation de ce qui reste de la zone humide de Smir et dénonce l’irresponsabilité du Gouvernement du Maroc et sa complicité pour céder à la privatisation des biens publiques communs de tous les Marocains.

Bien cordialement,
S/ BENATA Mohamed
www.place1901.org/oujdaesco
 
De part sa position géographique, le Nord du Maroc constitue pour de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs une zone de transit importante dans leurs longues migrations intercontinentales.  Que ce soit à l’aller ou au retour, de nombreuses espèces s’arrêtent dans le secteur où elles vont trouver refuge dans différents ecosystèmes caractéristiques.  Parmi ces écosystèmes figurent les zones humides dont les superficies et le nombre ont été déjà fortement réduits au profit d’aménagements touristiques et de constructions.   En effet, bon nombre de ces zones se situent en bordure du littoral et sont soumises dès lors à la pression immobilière croissante.
Dans un article précédent, j’avais déjà parlé de la zone humide de Martil et du souhait de Rachid que cette zone soit reconnue rapidement comme zone protégée.  En effet, tant que ces zones ne bénéficieront pas d’un statut officiel, on peut s’attendre au pire… Mais bon, de toute manière, est-ce suffisant ?  Pas si sûr…
Ces zones restent fragiles et surtout insuffisamment protégées (http://ma.chm-cbd.net/manag_cons/esp_prot)
Ce constat se voit confirmé dorénavant par une nouvelle menace qui pèse sur une site tout proche de Tétouan : la lagune de Smir…
Reconnue depuis 1995 par le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification comme SIBE (site d’intérêt biologique et écologique) on aurait pu penser que la lagune de Smir serait à l’abri de toute destruction ou d’aménagements qui nuiraientt à sa pérennité et à la préservation des espèces.  Des aménagements ont même été faits en son pourtour aménagé en promenade et qui apportent des explications sur les espèces qui s’y réfugient et y séjournent.
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Parmi ces espèces, certaines sont rares et d’autres sont même considérées comme menacées de disparition et la lagune est un des rares sites où l’on peut encore les observer.
La lagune se situe par ailleurs en bordure de la partie marocaine de la réserve de la biosphère intercontinentale de Méditerranée et fait ainsi partie depuis le 25 octobre 2006 de la liste mondiale des réserves de la biosphère approuvée par le programme MAB de l’UNESCO .  Il est même étonnant qu’elle n’en fasse pas partie car son biotope est relativement unique.
En mai 2010, j’avais eu l’occasion de visiter les lieux avec Rachid. Ce fut notre premier contact et il s’était fait dans le cadre d’une journée de sensibilisation aux problèmes de la lagune.  De nombreux experts étaient alors venus s’exprimer sur différents sujets relatifs à la lagune :
  • son hydrologie
  • sa diversité floristique
  • la diversité des insectes qui s’y trouvent
  • sa position stratégique sur les chemins migratoires
  • la richesse de sa population ornithologique
  • etc..
Pour terminer, nous avions eu droit à une présentation d’un projet qui s’intitulait ECOPARC…. Cette présentation avait suscité pas mal d’inquiétude et de questions pertinentes quant à la finalité réelle du projet mais peu de réponses convaincantes avaient été données. La journée s’était terminée sur la promesse de mettre en place une commission de suivi…
Rachid m’avait alors amené sur le site de la lagune qu’il visitait régulièrement et dont il voyait presque quotidiennement les dégradations.
Pour arriver au bord de la zone, nous avions alors traversé des zones urbanisées qui se sont développées depuis quelques années sur des parties asséchées de la lagune réduisant ainsi son étendue sans parler des nuisances qu’elles engendrent en terme de rejets…
Zone urbanisée sur la lagune de Smir
Un peu plus loin nous atteignons l’endroit que Rachid souhaitait me montrer. Et là, surprise, une route en construction en plein milieu de la zone !
Aménagement de la lagune de Smir Travaux dans le périmètre de la lagune de Smir
Rachid m’informe par ailleurs qu’en cette période de nombreuses espèces devraient nicher par ici… Et cette route s’inscrit pourtant dans le cadre de l’ECOPARC.
Peu après, les travaux ont été arrêtés – je sais que des lettres ont été adressées à de hautes instances – et les panneaux annonçant le projet ECOPARC ont disparu.  On aurait pu penser alors que le projet avait été abandonné, mais quelque temps plus tard un nouveau panneau est venu remplacer le précédent.
Au service de l'environnement....
On ne parle plus d’ECOPARC mais maintenant il s’agit de la construction d’un complexe RITZ-CARLTON… Le projet se composera de 131 villas et 83 appartements et d’un hôtel cinq étoiles qui sera le premier du groupe en Afrique. Le domaine couvrira quelques 130 hectares et comprendra un glof 19 trous…  L’ouverture est prévue pour 2013 et tout semble aller pour le mieux pour les promoteurs car il n’aura pas fallu un mois pour que le projet soit vendu… Comme quoi la crise n’existe pas pour tout le monde…
Mais bon, ce n’est pas la raison de cet article mais plutôt l’impact qu’auront ces nouvelles constructions sur la lagune car c’est au détriment de celle-ci que se feront les aménagements.  Il suffit de regarder la vidéo présentant le projet pour en être convaincu… Et la “communication” qui parle de “service à l’environnement”… On ne doit pas avoir la même interprétation du service et de l’environnement.
Depuis quelque temps les travaux ont repris sur le site et auront une influence certaine sur l’écosystème. Dès cette année de nombreuses espèces ne pourront plus ni hiverner ni nidifier ici…
Quelques associations se sont rassemblées récemment à M’diq pour dénoncer le projet.  Depuis, une page facebook  Non à la destruction des marais et lagune de Smir a été créée pour une sensibilisation tant locale qu’à l’étranger et de nombreux groupes ornithologistes ont déjà relayé l’information sur leur blog car la destruction de la lagune sera une perte considérable pour la biodiversité de la zone.  Rachid a aussi été invité à parler du problème sur un média national et on parle également d’une manifestation prochaine sur le site.
Mais est-il encore temps ?
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2 Comments to “Va-t-on assister à la destruction de la lagune de Smir ?”


 
  1. Est-il encore temps? Faut-il baisser les bras? Faut-il fermer les yeux et faire la sourde oreille?
    Je pense que se sont des questions toutes faites pour stopper la lutte pour la protection de la nature et de l’Environnement sur le plan général aussi bien local régional, national qu’international.
    Si tout le monde se dit que s’est trop tard, s’est déjà dégradé on n’y peut rien, c’est ce que veut le lobbies immobilier et foncier, on se disant on a les moyens d’exécution pour réaliser nos projets rapidement, il n’y a qu’à les mettre devant le fait accompli. Cette société civile soucieuse de la protection de l’environnement n’aura pas le temps de s’organiser pour stopper notre projet.
    C’est la même chose qui s’est passée chez nous en Oriental au niveau du projet de Fadesa qui a détruit les dunes maritimes de Saïdia et risque de porter atteintes au SIBE de la Moulouya. Mais à notre niveau nous avons décider de continuer la lutte, peut être ça ne va pas restituer notre plage initiale mais nous contribuons dans la lutte générale pour sensibiliser le large public et assurer son information pour que l’investisseur et son commanditaire ne passent pas pour des gens respectueux de l’Environnement ou respectant la déontologie et les Chartes de l’Environnement. Il faut être convaincu que cette lutte même à postériorité de l’exécution des projets non respectueux de l’Environnement a ses conséquences on peut assister si la sensibilisation est réussite à un boycotte du projet par la population et par les tours opérateurs.
    En conséquence, en mon nom personnel et celui de tous les militants pour la préservation de notre patrimoine naturel je lance un appel pour appuyer cette pour le préservation de ce qui reste de la zone humide de Smir en dénoncent l’irresponsabilité du Gouvernement du Maroc et sa complicité pour céder à la privatisation des biens publiques communs de tous les Marocains.

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  2. En conséquence, en mon nom personnel et celui de tous les militants pour la préservation de notre patrimoine naturel je lance un appel pour encourager et appuyer cette lutte pour la préservation de ce qui reste de la zone humide de Smir et dénonce l’irresponsabilité du Gouvernement du Maroc et sa complicité pour céder à la privatisation des biens publiques communs de tous les Marocains.

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Par BENATA Mohamed, militant écologiste

Les citoyens marocains, habitants de Cap de l’Eau dans la province de Nador de la Région Orientale du Maroc, ont été très déçus par le président de leur commune et les autorités locales et provinciales qui ont délivré des autorisations pour la destruction du Littoral et de la falaise rocheuse qui domine la côte de la Méditerranée.

Cette falaise rocheuse qui date depuis le Quaternaire et qui fait partie du domaine public maritime commun de tout le peuple marocain a été cédée et détruite en un clin d’oeil pour le profit particulier d’une personne et ses associés au détriment de l’intérêt général de notre pays et des générations actuelles et futures.

Les habitants et les militants écologiques de l’association locale « Al Intilaka pour le développement et le sport » ont adressé des pétitions et des plaintes aux autorités locales et provinciales et aux services concernés par le domaine public maritime et par l’Environnement, mais les travaux de démolition de la falaise continuent sans se soucier du mécontentement populaire ni des Lois de notre pays qui réglementent ce domaine.

Cette falaise dénommée par la population locale « Ighounja » représente pour eux une mémoire collective et un patrimoine naturel et culturel qui a été entaché par les engins de démolition pour s’approprier et privatiser une partie d’un bien commun.

Il est surprenant qu’un Gouverneur et un président de Commune se comporte d’une manière non citoyenne au moment ou notre pays a lancé un processus pour l’élaboration de la Charte Nationale pour l’Environnement et le Développement Durable et au moment ou des Hautes instructions ont été donnée au Gouvernement pour activer l’adoption de la Loi Littoral pour la protection de notre patrimoine littoral et maritime.

Nous nous joignons aux habitants de Cap de l’Eau pour lancer un appel de toute urgence pour arrêter les travaux de destruction de la falaise de Cap de l’Eau et déterminer la responsabilité des différents intervenants dans cette irrégularité et sanctionner les élus et les fonctionnaires de l’Etat défaillant qui ont soit autoriser ce désastre soit qu’ils ont fermé leur yeux et ne sont pas intervenus au moment opportun pour l’arrêter.

جمعية أزير تنظم يوما دراسيا لتقديم نتائج بحث علمي

حول الخصائص البيولوجية والايكولوجية للمنطقة البحرية الممتدة ما بين راس كيلاطيس وراس سيدي احساين

في إطار تنفيذ مشروع التدبير المستدام للمياه والنفايات المنزلية الصلبة والثروات الطبيعية لخمس جماعات قروية ( أولاد أمغار، بودينار، آيت مرغنين، تمسمان وتزغين) بإقليم الدريوش، الممول من طرف الاتحاد الأروبي ( 985 793 أورو) وبشراكة مع كل من جمعية مؤتمر التعاون من أجل السلام ACPP وجمعية تسغناس للثقافة والتنمية وجمعية أزير لحماية البيئةAZIR ، نظمت هذه الأخيرة بمقرها يوم السبت 18 دجنبر الجاري « يوما دراسيا لتقديم نتائج البحث العلمي الذي أنجزته حول الخصائص البيولوجية و الايكولوجية للمنطقة البحرية الممتدة بين راس كيلاطيس و راس سيدي احساين » بحضور ثلة من الفاعلين الجمعويين والباحثين.

وقد استهل اللقاء بمداخلة لمحمد الأندلسي رئيس جمعية أزير، الذي قدم الإطار العام لتنظيم هذا اليوم الدراسي وأهم محاور مشروع  » التدبير المستدام للمياه والنفايات المنزلية الصلبة والثروات الطبيعية » المذكور أعلاه، بحيث تطرق في مداخلته إلى الأنشطة المنجزة من طرف جمعية ثسغناس للثقافة والتنمية في إطار المشروع والممثلة أساسا في:

ـ بناء سوق مغطى لبيع السمك على مساحة 1090 متر مربع يتسع ل120 محل،

ـ بناء مرفق إداري ملحق بالسوق الأسبوعي خميس تمسمان بإقليم الناضور،

ـ بناء محطة بيولوجيا لمعالجة المياه العادمة بالسوق نفسه،

ـ تجهيز غرفة تبريد وإنتاج الجليد،

ـ وضع شبكة المياه الصالحة للشرب بقرية سيدي موسى.

هذا قبل أن يعرج إلى الأنشطة التي تكلفت الجمعية التي يرأسها بإنجازها، والتي عملت فيها على:

ـ تأطير حصص للتكوين في التربية البيئية لفائدة تلاميذ 12 مدرسة وإعدادية واحدة،

ـ طبع كتاب خاص للتربية البيئية،

ـ تكوين 600 بحار مستفيد من ما بين كيلاطي وسيدي حساين في القانون البحري والبيئة البحرية والتسيير الإداري والمالي للتعاونيات وقانون السلامة البحرية،

ـ كما عمدت الجمعية إلى وضع آلات لجر القوارب،

ـ توزيع أدوات الصيد والسلامة البحرية لفائدة 600 بحار مستفيد،

ـ إقتناء شاحنة مجهزة بآلة التبريد لنقل السمك.

هذا بالإضافة إلى إنجاز دراسة من أجل خلق محمية بحرية التي كانت موضوع اليوم الدراسي، من خلال العرض الذي تقدم به زورارة بن دحو، الأستاذ بجامعة الشعيب الدكالي بالجديدة، والذي أبرز فيه أهم خلاصات والتوصيات التي خلصت إليها الدراسة المنجزة والتي أوجزها في :

ـ ضرورة تفعيل مشروع خلق محمية بحرية بشراكة مع كل المتدخلين والشركاء والفاعلين المدنيين،

ـ إعداد تصور شامل وخطة عمل لتدبير المحمية البحرية،

ـ إعداد تصور لآليات تتبع العمل بالمحمية،

ـ إنجاز درسات معمقة حول الموضوع.

وذلك بعدما تطرق لخصوصيات المنطقة البيئية وتضاريس أعماق البحر، والأهداف المتوخاة من إنجاز هذه الدراسة، والتي تتمثل أساسا في محاولة المجتمع المدني في تكريس مقاربة تشاركية عبر إعداد وثيقة علمية لمخاطبة الجهات الرسمية خاصة وزارة الصيد البحري والمندوبية السامية للمياه والغابات، من أجل خلق محمية لحماية الأصناف المصطادة على امتداد كيلومتر مربع، حفاظا على المخزون السمكي.

أما العرض الثاني، فقد تطرقت فيه راكيل كوني، الأستاذة بالمعهد الدراسات البحرية لجزر البليار، إلى أهمية المحميات البحرية في الحفاظ على الثروة السمكية وزيادة الانتاج وفي الحفاظ على التراث التاريخي والثقافي، مبرزة المعيقات وإمكانيات التجاوز التي لا يمكن تفعيلها دون مشاركة جميع المتدخلين بعد الوعي بأهمية المحميات البحرية في الحفاظ على التنوع البيولوجي.


Par BENATA Mohamed: militant écologiste

Après plusieurs victimes tombées sur le champ de bataille du plan AZUR dont notamment la plage de Saïdia et la zone humide de l’Embouchure de la Moulouya qui a été sanctionnée dernièrement par la Conférence Internationale sur la Biodiversité qui a décerné le Prix Globe Gris, suite aux séquelles qui lui  ont été infligée par le Méga projet Méditerrania-Saïdia, une autre victime est en vue qui est celle de la zone humide de Oued Chbika.

La future ville touristique Oued Chbika, l’une des trois stations balnéaires du « Plan Azur Extension » a été installée  le long de l’Oued et du littoral Atlantique attenant à l’Embouchure de Oued Chbika et en plein dans sa zone humide. Cette zone constitue un important refuge pour les oiseaux migrateurs, abritant des populations considérables de flamant rose.

Cette zone humide a fait l’objet d’une autorisation de lotir qui n’a rien à voir avec le respect de la nature ou l’intégration de l’Environnement et du développement durable stipulés dans la Charte Nationale pour l’Environnement et le développement durable.

Prévue sur une superficie de 1.500 hectares, la ville touristique Oued Chbika est située à 50 kilomètres de Tan-Tan et comprendra en plus d’une marina, cinq hôtels 5 étoiles, trois hôtels 4 étoiles, un terrain de Golf 27 trous, une médina et bien d’autres infrastructures touristiques et culturelles, mais surtout un important lot immobilier de 1.851 unités résidentielles. Les appartements qui seront commercialisés à 2 millions de DH en moyenne, les villas entre 7,6 millions et 12,8 millions de DH et les riads à partir de 2,6 millions de DH. Par ailleurs  des haciendas composées de terrains de 4.000 à 5.000 m2, proposées à partir de 1,8 million de DH.

Au cours des travaux pour l’installation des infrastructures relatives à ce projet « Touristico-immobilier » pour relier ce site à la ville de Tan Tan, des Tumulus d’origine préhistorique ont été gravement saccagés par les entreprises chargées des travaux  à la recherche de profit facile. Ce patrimoine préhistorique, qui a fait l’objet de prospection en 2001, a été irrémédiablement endommagé sous le regard des autorités locales et les cadres du Ministères des Travaux Publics qui n’ont fait aucun geste pour le protéger prouvant une fois de plus le manque de citoyenneté dans certains Département de l’Etat.

Le Maroc étant signataires de plusieurs  conventions internationales sur le respect de la nature et des oiseaux migrateurs devrait intégrer ses engagements et ses visions comme un pays respectant l’Environnement dans ses plans de développement socio économique. On ne peut pas dégrader son patrimoine naturel et historique et dire qu’on développe durablement son pays. Le Maroc se veut un pays respectueux de l’Environnement, il est tout à fait légitime de se demander à qui incombe le retard dans l’adoption de la Loi Littoral ?

Par Benata Mohamed : militant écologiste

Nos Amis de l’association de protection des cigognes noires COCN-Tarifa nous ont annoncé le mois d’octobre passé, un véritable désastre parmi l’avifaune dans la zone humide de l’embouchure de Oued Martil à la Wilaya de Tétouan au Nord du Maroc. Les oiseaux meurent par millier sans assistance  des services de l’Etat.

J’attire l’attention vers la réponse de M. Benata sur les risques sanitaires (posée après rédaction de l’article original) :

Concernant les possibles répercussions sur la population, il y a effectivement un risque sanitaire à deux niveaux:
– sur les pesticides qui ont été pulvérisés sur la zone qui penvent agir directement sur la population humaine comme ils ont agit sur la population aviaire,
– Sur le fait que les enfants ont ramassé les oiseaux intoxiqués(photo en bas, source El Andaloussi) et qui contiennent une certaine dose de pesticides pour les emporter à leurs familles et les manger; c’est ce qui explique la mobilisation des autorités pour ramasser le plus vite possible les cadavres et les oiseaux intoxiqués.

Bien que l’origine de la mortalité massive des oiseaux n’est pas connue de façon officielle, puisque les services de l’Etat ont gardé le silence et n’ont diffusé aucun communiqué officiel à ce jour, je suis convaincu personnellement que les avions qui ont pulvérisé des pesticides dans la zone quelques jours avant, sont la cause de ce désastre.

D’après les nouvelles parvenues de Martil, les autorités locales ont interdit l’accès de la zone humide de Martil aux volontaires marocains et aux experts de l’association de protection des cigognes noires en empêchant les volontaires de porter assistance aux oiseaux qui en avaient besoin et surtout de déterminer la cause de ce désastre.

On est en droit de se poser certaines questions au sujet de la mort des oiseaux à Martil:

– Pourquoi les autorités Marocaines cherchent à cacher la vérité sur les causes du désastre écologique qui a eu lieu dans la zone humide de Martil au Nord du Maroc?

– Pourquoi les autorités marocaines ont empêché les experts espagnols de collaborer avec les volontaires marocains et ont saisi les cadavres d’oiseaux récupérés par ces experts?

Les experts, Biologistes, vétérinaires, ornithologues de l’association de protection des cigognes noires malgré les démarches auprès des autorités locales ont été interdits de se rapprocher de la zone humide de Martil qui a connu une grande mortalité d’oiseaux au cours de ces derniers jours.

– Que veulent cacher les autorités marocaines au public?

Le public a le Droit de savoir ce qui s’est passé dans la zone humide de Martil, ainsi que  toute la communauté nationale et internationale. Le Maroc étant signataire de La Convention de Berne sur les espèces migratrices, est tenu de protéger ces oiseaux.

http://www.coe.int/t/dg4/cultureheritage/nature/bern/default_fr.asp

Les autorités marocaines croyaient dissimuler la vérité au public mais c’est un véritable scandale qui a éclaté. Au moment où le Gouvernement est appelé à élaborer une Loi sur la charte nationale pour la protection de l’Environnement, des « individus » arrosent la zone humide de l’Embouchure d’Oued Martil par des pesticides à l’aide d’un avion en causant la mort de milliers d’oiseaux, chose qui ne passe pas inaperçue et à fortiori avec autorisation; car on le sait bien aucun vol ne peut être effectué dans l’espace aérien Marocain sans être autorisé par les autorités concernées: Bref on est devant un crime écologique avec préméditation et approbation.

En matière de préservation de l’environnement, certains responsables officiels dans le Gouvernement Marocain osent déclarer devant les instances internationales et devant les représentants de la presse nationale et internationale que le Maroc est un exemple à suivre. Nous constatons malheureusement que les faits démontrent le contraire. Malgré le discours officiel celui de la Charte Nationale pour la Protection de l’Environnement et malgré les slogans pour donner une image à l’extérieur d’un Maroc respectueux de son environnement et de ses ressources naturelles les faits et la réalité démontrent qu’on continue à dégrader le littoral, à massacrer la faune et la flore des zones humides, à décimer les forêts, à bétonner les terrains agricoles fertiles, à polluer les ressources en eau et à les gaspiller dans l’irrigation des terrains de Golfs.

On ne peut pas dire que les médias et la presse nationale sont mieux que ceux qui nous gouvernent, à voir leur réaction très passive devant cette hécatombe des oiseaux migrateurs dans la zone humide de Oued Martil. A part l’interview avec un militant écologiste marocain, Rachid Khamlichi, qui a été diffusé par  Cap Radio et deux articles d’Al Maghribia et Al Massae, On peut dire que les Médias Marocains et la presse nationale est restée insensible à ce désastre écologique. Pourtant leur présence était forte pendant les festivités nationales pour célébrer le Jour de la Terre. Je me demande ou est passé cet engouement pour l’environnement des organes de presse et des deux chaînes de TV marocaine et des administrations et de beaucoup d’entreprises privées.

Al Maghribia http://www.almaghribia.ma/Paper/Article.asp?idr=7&idrs=7&id=117882 et Al Massae (http://www.almassae.press.ma/node/9395)  ont essayé d’informer le public sur le désastre écologique qui a eu lieu à Martil au courrant du mois d’octobre et l’interdiction par les autorités locales aux experts de l’association de protection des cigognes noires COCN-Tarifa d’accéder à la zone sinistrée pour porter secours aux oiseaux intoxiqués et déterminer les causes de la mortalité massive des oiseaux qui a eu lieu à Martil.  Malheureusement nos Amis Al Maghribia et d’Al Massae ont oublié de mentionner le passage de l’avion qui a traité avec des pesticides les jours précédent la mort massive des oiseaux dans la zone humide de Martil. Il parait que nos amis n’étaient pas à l’écoute de l’interview avec notre ami Rachid Khamlichi qui a été diffusé par Cap Radio le jeudi 4 novembre 2010 à 8H40.

Photos Cocn_Tarifa : http://www.cocn.eu/galeria/thumbnai …

كارثة بيئية تستنفر سلطات تطوان والمضيق والفنيدق

http://www.almaghribia.ma/Paper/Article.asp?idr=7&idrs=7&id=117882


مرتيل: عبد السلام أندلوسي | المغربية  02.11.2010 08:53 |

استنفرت السلطات المحلية بتطوان، إلى جانب مختلف المصالح التابعة لنفوذ ترابي ولاية تطوان وعمالة المضيق الفنيدق، كل أجهزتها المرتبطة بالمجال البيئي، لتتبع الوضع بمصب نهر مرتيل، الواقع بين شاطئ سيدي عبد السلام، في جماعة أزلا القروية، وحي الديزة، المنتمي لتراب الجماعة الحضرية لمرتيل.

وقدرت جمعية الدراسات والأبحاث حول الطيور، في مدينة طريفة الإسبانية، عدد الطيور النافقة، خلال اليومين الماضيين في مصب النهر، بأزيد من 3 آلاف طائر من مختلف الأنواع، وهي طيور مهاجرة، وصلت في منتصف شتنبر الماضي إلى الموقع المذكور.
وأضافت الجمعية في تقريرين منفصلين، نشرتهما على موقعها بالأنترنت، أمس الاثنين، أن « فريقا من خمسة بياطرة وبيولوجيين وأربعة خبراء في مجال الطيور، وتقني آخر، حضر على وجه السرعة إلى الموقع المذكور لتدارس الوضع، ومعرفة الأسباب، التي أدت إلى وقوع هذه الكارثة الطبيعية ».
وأشار المصدر ذاته إلى أن « الفريق الإسباني، فور وصوله إلى الموقع المذكور، وقطعه نحو 500 متر، وجد ستة عمال يشتغلون بالموقع المذكور، وكان ضمنهم موفد لإدارة المياه والغابات، حل على وجه السرعة لتقييم خطورة الوضع ». وأضافت تقارير الجمعية أن « السلطات المحلية منعت هؤلاء الخبراء من مزاولة مهامهم، رغم توفرهم على ترخيص مسبق ».
وعاينت « المغربية »، ظهر أول أمس الأحد، عددا من هذه الطيور النافقة، ووقفت على جمعها بشكل مكثف من قبل بعض أطفال حي الديزة، صرح بعضهم أنهم تلقى أمرا من ذويهم لطهيها وتناولها.
ويؤوي محيط واد مرتيل، الذي يمتد على نحو 10 كيلومترات، عددا من المؤسسات الصناعية، مثل معمل لإنتاج جافيل، تحدثت مصادر عن « توفره على مخزن للنفايات السامة »، إضافة إلى بعض معامل السلك والمسامير، التي تصب في النهر ملوثات مؤكسدة، ومعمل لصباغة أنابيب وحنفيات الماء بمادة الكروم، يترتب عنها تصريف معادن ثقيلة، ومؤسسة مختصة في التخلص من النفايات الطبية، توجد بالحي الصناعي بتطوان، وتصب مخلفاتها مباشرة في النهر.
وسبق أن أنجز عدد من البحوث الجامعية حول نهر مرتيل، أوضحت أنه يحوي مواد سامة من قبيل الزئبق، والنترات، والنتريت، والمواد المؤكسدة المختلفة، والنحاس.
يذكر أن هاته الطيور، التي تهاجر سنويا من أوروبا، كانت في السابق تحل بمرجة أسمير، قرب مدينة المضيق، إلا أن المنطقة فوتت للخواص، وأقامت فيها مؤسسة إسبانية مشروعا سياحيا.
وتعد مرجة أسمير الرئة، التي كان يتنفس بها الساحل المتوسطي لجهة طنجة تطوان، في موقع منخفض تحت سطح البحر، لاستراحة الطيور المتنقلة بين أوروبا وإفريقيا، وتعتبر مكانا مناسبا لتوالد بعض الطيور النادرة، وأسماك تتدفق إليها من البحر.
واستأثرت باهتمام العشرات من الباحثين، قدموا لدراسة تأثيرها في المحيط البيئي، من إسبانيا، وكندا، وفنلندا، وإيطاليا، والمغرب.

أطفال يجمعون الطيور النافقة لاستهلاكها (أندلوسي

سلطات مارتيل تمنع بعثة بيطرية أندلسية من دخول المنطقة

http://www.almassae.press.ma/node/9395

بعد نفوق أكثر من 3000 طائر بالمدينة في ظروف غامضة

جمال وهبي

منعت سلطات مرتيل نهاية الأسبوع الماضي بعثة بيئية وطبية إسبانية من دخول حي «الديزة» دون الكشف عن أسباب المنع. ووصلت البعثة الأندلسية،التي يضم طاقمها أكثر من 12 عضوا، منهم أطباء بيطريون وأخصائيون في علم الأحياء، إلى منطقة الديزة بهدف إجراء فحوصات طبية على عينات من الطيور، خصوصا بعد نفوق أكثر من 3000 طائر بواد مرتيل. لكن السلطات منعت بعثة المجموعة البيئية «طيور اللقلاق الأسود» (COCN)، ومقرها في طريفة بإقليم قادس، بعدما قطعت مسافة 500 متر بالقرب من الواد، حيث كانوا يريدون أخذ عينات من الطيور النافقة بهدف تشريحها ومعرفة الأسباب الكامنة وراء موت هذا العدد الهائل من الطيور التي تشمل البط البري، والطير المائي، والنوارس سوداء الرأس، وغيرها من الطيور التي توجد بأراضي مرتيل الرطبة، بالقرب من مدينة تطوان، والتي يجب حمايتها والاعتناء بها. ولم تعرف لحد الآن أسباب موت الطيور بواد مرتيل، ويرجح أغلب الخبراء أنها تعود إلى تلوث مياه الواد جراء مخلفات كيماوية تابعة للمنطقة الصناعية، فيما يتخوف آخرون أن يتعلق الأمر بأنفلونزا الطيور، حيث لم تقم السلطات البيطرية المغربية المختصة لحد الآن بأي نوع من الاختبارات الطبية والتحاليل البيطرية لمعرفة أسباب مرض ونفوق الآلاف من الطيور النادرة.
وانتقلت هذه الطيور، حسب مصادرنا، من محميتها السابقة مرجة «اسمير»، التي كانت تعتبر الرئة المتبقية التي يتنفس بها الساحل المتوسطي لجهة طنجة تطوان، بعدما دخلت حالة احتضار نتيجة زحف شركات العقار عليها، والتي توجه إليها الجمعيات البيئية بالمنطقة تهمة «تغيير معالم جنة ومحمية طبيعية إلى بانوراما من الإسمنت والرافعات». واضطرت هذه الطيور التي ماتت مؤخرا إلى مغادرة المرجة، التي تعتبر موقعا منفردا عبارة عن منخفض يقع تحت مستوى سطح البحر لاستراحة الطيور المتنقلة فيما بين أوروبا وإفريقيا، حيث تعتبر مكانا ملائما لتوالد بعض الطيور المهاجرة النادرة ولإيواء حيوانات محمية كالزواحف النادرة جدا (بعض أنواع الحرباء) وكذا الأسماك التي تتدفق إليها من البحر الذي تصب فيه. واستأثرت مرجة «اسمير» باهتمام العشرات من الباحثين ممن قدموا لدراسة تأثيرها في النظام الإيكولوجي من إسبانيا، وكندا وفلندا وإيطاليا. لكن يبدو أن آخر مكتسب بيئي لمدينة تطوان عرف تدميرا ممنهجا جراء تسونامي شركات العقار التي اجتاحت الشريط الساحلي في اتجاه مدينة الفنيدق، لينتهي مآل هذه الطيور النادرة بالموت على ضفاف واد مرتيل بالديزة في غياب الجمعيات المحلية المهتمة بالمحافظة على البيئة، والفعاليات المختصة بحماية الكائنات الحية النادرة.

Après la misson consultative des responsables de Ramsar au Sibe de la Moulouya, voici un autre indice qui qui démontre que la communauté internationale est sensibilisée sur le fait que le SIBE de l’Embouchure de la Moulouya est menacé: Le Jury a décerné le Prix Gris à la zone humide de la Moulouya lors de la CDB (Convention sur la Diversité Biologique) à Nogoya au Japon au titre de 2010.

– Ce Prix démontre que le Site a été fortement dégradé et nécessite la mobilisation de tous pour le protéger contre les impacts qu’il a connu à la suite du projet immobilier de FADESA qui a été implanté à son voisinage immédiat.

Ce Prix pénalise la mauvaise Gestion du Sibe: L’exclusion de la communauté locale, le manque de concertation avec les ONG locales dans la prise des décisions, la réalisation des projets sans études d’impact sur l’environnement…

– Toutes les administrations et les collectivités locales qui ont opéré dans le SIBE ou dans son voisinage immédiat, sans tenir compte de son statut particulier, assument une part de responsabilité dans ce Prix Gris. Ainsi la station de traitement des eaux usées, le canal d’évacuation des eaux de crue, la route d’évitement, le prélèvement d’eau du débit environnemental de l’Oued pour l’arrosage des terrains de golf, ont tous contribué à la dégradation de ce SIBE.

– Ce Prix démontre qu’il est grand temps de faire preuve de citoyenneté et se mobiliser dans un esprit de solidarité et d’oeuvrer dans l’intérêt général de notre pays et des générations actuelles et futures pour protéger cette zone paradisiaque qui revêt une importance planétaire pour la biodiversité et les oiseaux..

Pour plus d’information sur le Prix des Zones Humides:

http://www.wordwetnet.org/fr/awards/information/

Hier j’ai reçu un mail du très respecté Mohammed Benata rapportant un article sur Mediterranea Saïdia la décrivant comme étant LE rêve Marocain.

Il s’agit de probables « fellow » bloggers, hébergés chez 20minutes-blogs.fr, avec le nom « The Wafi Abdouss Foundation/ Guerissez Le Monde LLC »

Je rapporte donc d’abord la réaction de M.Benata :

Je voudrais répliquer sur cet article et plus particulièrement l’aspect environnemental.
L’étude qui est mentionnée dans l’article concerne l’étude de faisabilité du projet et non pas l’étude d’impact sur l’environnement qui n’a pas été effectuée ni par le Ministère du Tourisme ni par le promoteur FADESA. Il s’en est suivi un véritable désastre écologique lors de l’établissement de la nouvelle station balnéaire de Saïdia. Le site de la station n’a pas épargné les zones sensibles notamment les dunes bordières maritimes : l’Hôtel Barcélo et la corniche ont été construit sur les dunes sableuses maritimes en plus la forêt de Tazegraret et la juniperaie ont été sacrifiées pour installer les appartements, les Golfs et les hôtels.
Le projet touristique menace la plage toute entière de disparaître dans un futur proche par manque de respect à l’équilibre sédimentaire de la plage et l’emploi abusif du sable de la plage dans les bâtiments et les remblais des chantiers de Fadesa.
Les eaux usées par manque de traitement menacent le SIBE Ramsar de la Moulouya.
En plus le projet n’a pas tenu compte de la population et représente une entrave à l’accès libre à la plage ce qui a provoqué une augmentation de la pression des estivants sur le rivage du SIBE de la Moulouya.
En outre ce rivage connaît actuellement une forte érosion à la suite de la construction de la nouvelle digue de la Marina.
Quant à la création d’emploi, il faut rappeler que c’est une main d’œuvre occasionnelle qui est licenciée à la fin de chaque saison estivale qui ne dure que deux à trois mois maximum par an.
Ce n’est pas un rêve c’est un cauchemar

Voici le lien pour l’article :

Mediterrania Saïdia: Le Rêve Marocain!

Comme vous pouvez constater ici ou encore mieux , il s’agit d’un blog très bien renseigné sur le dossier…