Par BENATA Mohamed, militant écologiste

Les citoyens marocains, habitants de Cap de l’Eau dans la province de Nador de la Région Orientale du Maroc, ont été très déçus par le président de leur commune et les autorités locales et provinciales qui ont délivré des autorisations pour la destruction du Littoral et de la falaise rocheuse qui domine la côte de la Méditerranée.

Cette falaise rocheuse qui date depuis le Quaternaire et qui fait partie du domaine public maritime commun de tout le peuple marocain a été cédée et détruite en un clin d’oeil pour le profit particulier d’une personne et ses associés au détriment de l’intérêt général de notre pays et des générations actuelles et futures.

Les habitants et les militants écologiques de l’association locale « Al Intilaka pour le développement et le sport » ont adressé des pétitions et des plaintes aux autorités locales et provinciales et aux services concernés par le domaine public maritime et par l’Environnement, mais les travaux de démolition de la falaise continuent sans se soucier du mécontentement populaire ni des Lois de notre pays qui réglementent ce domaine.

Cette falaise dénommée par la population locale « Ighounja » représente pour eux une mémoire collective et un patrimoine naturel et culturel qui a été entaché par les engins de démolition pour s’approprier et privatiser une partie d’un bien commun.

Il est surprenant qu’un Gouverneur et un président de Commune se comporte d’une manière non citoyenne au moment ou notre pays a lancé un processus pour l’élaboration de la Charte Nationale pour l’Environnement et le Développement Durable et au moment ou des Hautes instructions ont été donnée au Gouvernement pour activer l’adoption de la Loi Littoral pour la protection de notre patrimoine littoral et maritime.

Nous nous joignons aux habitants de Cap de l’Eau pour lancer un appel de toute urgence pour arrêter les travaux de destruction de la falaise de Cap de l’Eau et déterminer la responsabilité des différents intervenants dans cette irrégularité et sanctionner les élus et les fonctionnaires de l’Etat défaillant qui ont soit autoriser ce désastre soit qu’ils ont fermé leur yeux et ne sont pas intervenus au moment opportun pour l’arrêter.